LA FACILITATION C'EST QUOI ET COMMENT PROCEDER ?

CLARIFICATION D'UN ART SUBTIL

Aujourd’hui, le mot coaching semble être utilisé un peu à la va-vite. Que quelqu’un assiste, renseigne, conseille ou simplement donne un bon tuyau à une autre personne et aussitôt « ON » en fait un coach. Avez-vous déjà suivi les conseils donnés par un proche en éprouvant le sentiment que c’est la bonne chose à faire ? Rarement probablement ? Comment cela se fait-il ? Eh bien, peut-être parce que ce conseil donné entre dans la manière de fonctionner du donneur, mais pas dans la vôtre ? C’est une question de sens donné par chacun.

Le rôle du Coach, au meilleur sens de ce terme, est d’aider son coaché à « accoucher » lui-même de sa propre solution, alors qu’il ignorait la détenir déjà.

Ceci nous pousse à nous interroger sur le pourquoi des problèmes que tout un chacun rencontre. S’il y a problème c’est qu’il y a cause qui le déclenche. On a pris largement l’habitude de retourner dans le passé pour la retrouver et si possible, la traiter. En admettant qu’un problème avec sa cause, ait une fonction utile cherchant à attirer notre attention sur un manque, une lacune, une habitude devenue inopérante, nous devons admettre qu’il y a là une forme d’intelligence ; comme si nous étions en apprentissage d’un « faire autrement » qui, une fois mis en œuvre, neutraliserait le problème une bonne fois pour toutes.

En ajoutant une vision quelque peu quantique, on peut imaginer qu’il préexisterait déjà au fond de nous, une version plus élaborée de nous-mêmes (« upgradée »), plus efficiente, ne demandant qu’à être réveillée et activée par un accompagnateur « spécialisé » capable de reconnaître le trajet évolutif du coaché. Une cause opèrerait également depuis le futur, qui attacterait la personne vers l’étape suivante de sa propre croissance. Et on peut supposer que cette cause devenant de plus en plus active, elle contribue à alimenter la récurrence des situations où surgit le problème. Autrement dit, la cause située dans le futur nous attire vers plus de maturité, et la cause située dans le passé nous pousse quant à elle, à agir pour changer ce qu’il y a à changer, en nous invitant à initier un nouveau sens, une nouvelle vision, de nouvelles capacités, une nouvelle manière d’être. Ceci est un processus de croissance inhérent à l’Être Humain. Le problème résolu, nous avons grandi tout en demeurant intrinsèquement la même personne. Epictète le disait déjà dans l’Antiquité.

En cela, Socrate avec sa maïeutique, est certainement notre tout premier modèle de Coach.
Une action de coaching consiste bien en un accouchement, en quelques séances, essentiellement dirigé par le coaché, sous sa responsabilité et ses initiatives et non par le coach. Ce dernier jouant simplement le rôle de facilitateur de l’accouchement de la solution que le coaché détient déjà inconsciemment. Comprenons donc que la solution en question ne peut provenir d’un conseil, aussi avisé soit-il, puisqu’en définitive, c’est bel et bien le coaché qui guide le coach dans son accompagnement, d’instants en instants, dans une relation fortement empathique. Puisque la solution émerge du coaché il va immanquablement la suivre, car c’est la voie issue de sa propre conscience enfin révélée à lui-même.

POUR BIEN REUSSIR VOTRE ACCOMPAGNEMENT... 

 Opportunity448x336  
  • ♦ Décidez de vous accorder un moment d'investissement sur vousi-même, hors du cadre professionnel (de votre bureau par exemple)
  • ♦ Interrompez le flot de vos actions pour le reprendre le moment d'après... autrement 
  • ♦ Investissez dans la confiance en vous et capitalisez dans celle de votre accompagnateur
  • ♦ Créez un espace privilégié pour vous donner le temps de l'introspection, de la réflexion, de l'intelligence cognitive et créative et de transformation   d'un potentiel latent en de nouvelles capacités et solutions durables de changement et d'aisance dans vos propres performances
  • ♦ Et enfin, croyez que vous allez réussir


1 - LE CHOIX DU COACH OU FACILITATEUR

Que votre accompagnement soit volontairement décidé ou non, vous gardez la liberté de choisir votre coach, généralement, en en rencontrant plusieurs. Il vaut mieux que le sentiment de compatibilité soit partagé bilatéralement car du temps et de la confiance vont être partagés ensemble. Peut-être aurez-vous également besoin de vérifier et de vous assurer que votre coach ne cherchera pas à vous "faire changer" selon sa vision de votre situation actuelle ?

2 - LA REUNION TRIPARTITE ET LA DUREE DE L'ACTION
La première réunion se tient en présence du prescripteur (N+1 ou PDG de la PME), parfois aussi du DRH, du coaché et du coach. Généralement, c'est le prescripteur qui donne des objectifs à traiter et à atteindre. Ils portent le plus souvent sur une progression professionnelle ; attitude, point de management ou performances. Sous couvert d'un échange clair ces objectifs assignés sont redéfinis et consensualisés avec l'aval du coaché. Le coach agit en facilitateur de la négociation quant à leur plausibilité et faisabilité ainsi qu'au respect des cadres. Après validation commune, ils sont affectés d'indicateurs et d'une durée de l'action à mener. Un nombre de séances est donc estimé pour atteindre tous les objectifs. Leur fréquence s'établit à raison d'une par semaine ou quinzaine maximum afin de conserver et de renforcer l'esprit du travail et de bien intégrer les bénéfices acquis précédemment. Le tout est contractualisé. 

3 - LE LIEU ET LA DEMARCHE
L'action peut maintenant commencer. Les rencontres entre le coach et le coaché seront régulières et se feront dans un lieu totalement neutre où le coaché ne pourra être dérangé. Une salle de réunions ou de conférences dans l'entreprise conviendra.
La démarche consiste à établir un état des lieux de la situation actuelle du coaché (Etat Présent) en fonction de chaque objectif à atteindre, souvent d'abord, clarifié et redéfini (Etat Désiré). Le coach dispose d'une panoplie d'outils et de pratiques qu'il maîtrise de sorte à mettre l'accompagné en ressources qui lui feront franchir l'écart entre les deux états. Il ne s'agit pas de la formation proposant des techniques à assimiler ni de conseils directifs que le coaché doit suivre. Ce dernier identifie lui-même les moyens de ses transformations, progressions et/ou changements, balisés par des indicateurs et ce, jusqu'à atteindre ses buts.
Il ne peut y avoir de réelle progression au sein de sa zone de confort.
Le coaché doit décider par lui-même de franchir ses frontières de confort, soutenu par son coach qui lui, a déjà parcouru ce trajet.

Son équilibre et son rythme seront respectés au cours de ce trajet. Viendront alors s'ajouter à ses talents existants les bénéfices réels procurés par l'atteinte des objectifs fixés. 

Dans la plupart des cas, un reporting final est prévu devant le prescripteur, conduit pa le coaché lui-même avec le soutien de son coach.

4 - LE FACILITATEUR OU COACH 
Cumule une longue expérience de l'entreprise, de ses responsables et collaborateurs. A un moment de sa carrière professionnelle il a fait le choix d'un changement professionnel : utiliser ses compétences et en acquérir de nouvelles, afin de contribuer à mieux conjuguer les challenges professionnels (et personnels) avdc les talents à mettre en oeuvre pour les relever. Son utilité se résume à son rôle de facilitateur qui vous entend, vous reçoit, vous écoute, vous comprend, vous questionne, vous stimule, vous aiguille, vous encourage, vous soutient, vous cadre et vous recadre, tout en croyant toujours en vous. Il observe la déontologie comportementale de la profession et peut justifier à tout moment de l'accompagnement de ce qu'il est en train de faire et de vous faire faire en bonne intelligence. Il ne prend pas le pouvoir sur vous, il vous le donne, il n'a pas non plus de parti pris et observe une saine impartialité, y compris parfois, lorsqu'il est amené à jouer plusieurs rôles pour une plus grande efficacité de son action. 

PDG1

NOUS CONTACTER